Pour aller plus loin

Les articles des bulletins Inf'OGM(s)

  • OGM - Réquisitoire du procès de Béziers : Pas de peine de prison pour José Bové mais des jours amendes
  • Procès de Versailles - Les Faucheurs d’OGM n’ont pas été relaxés
  • OGM - Affaire de Trèbes : Monsanto ne fera pas appel
  • 2009 : une mobilisation citoyenne toujours forte
  • THAILANDE - Deux militants de Greenpeace acquittés
  • OGM - Procès de Lugos : un an de prison avec sursis pour José Bové mais pas d’inéligibilité
  • Les Faucheurs bloquent le port de Lorient et rencontrent la Directrice générale de l’Alimentation

    Pour approfondir cet article, Inf'OGM vous recommande la brochure suivante

    Lettre ouverte à l’INRA

    Cette brochure est la réponse collective écrite en octobre 2002, suite à un article de B. Hervieu et M. Guillou, respectivement Président et Directrice de l’INRA sur les essais OGM en champs. Il s’agit pour les auteurs d’opposer aux arguments d’autorité les éléments récents survenus dans le champ du réel et d’opposer des faits aux effets de manche et ceci concernant la pertinence (ou non) de réaliser des essais en champ de plantes transgéniques.





  • >Bulletin >n°71 - Janvier 2006
    De légitimes, les fauchages deviennent légaux
    Point de vue
    par Christophe Noisette, janvier 2006
    par Alain Hébrard, Confédération paysanne

    La légalité des actions de neutralisation de plantes GM en plein champ est enfin reconnue par deux tribunaux français. Après quelques procès dans lesquels des faucheurs volontaires et des militants de la Confédération paysanne ont été condamnés à des peines relativement légères pour des fauchages, les Cours de justice d’Orléans et de Versailles viennent de reconnaître la totale légalité de ces actions par des jugements très argumentés, s’appuyant sur les témoignages de chercheurs et de responsables de la Commission du génie biomoléculaire (CGB). Qu’on en juge à travers quelques extraits du jugement d’Orléans.

    “Attendu...Que les débats devant le Tribunal ont mis en évidence que la dissémination de maïs GM en plein champ, [...], s’accompagnait d’une diffusion incontrôlée de gènes modifiés dans l’environnement ; cette diffusion secondaire des gènes modifiés intervient soit par la pollinisation de plants de la même espèce, originairement non transgéniques, soit par un transfert de gènes au profit d’une espèce apparentée, soit encore par un transfert de gènes au profit d’une bactérie ou d’un champignon du sol...

    Que ce problème initial se double ensuite de la question de l’instabilité des lignées transgéniques au fil des générations, instabilité qui rend extrêmement difficile l’évaluation raisonnée des risques résultant de l’utilisation des semences transgéniques sur plusieurs générations...

    Que les distances entre les essais et les autres plantations préconisées par la CGB dans ses avis sont parfaitement insuffisantes à prévenir une possible contamination des plants traditionnels par les plants transgéniques...

    Que M. Messean (CGB) admet ainsi que l’une des précautions [barrières physiques] apparemment essentielles imposées [...] est, en réalité, inefficace à prévenir la diffusion du pollen du maïs transgénique [...].”

    Le tribunal rappelle le droit français : le “droit à vivre dans un environnement équilibré et respectueux de la santé”, “les choix destinés à répondre aux besoins du présent (qui) ne doivent pas compromettre la capacité des générations futures” et le “principe de précaution” sont inscrits dans la Charte de l’environnement intégrée à la Constitution française. Et “L’état de nécessité” est reconnu en droit pénal : cela concerne une personne qui, pour sauvegarder un intérêt supérieur, n’a d’autre ressource que d’accomplir un acte défendu par la loi ; celui qui agit en état de nécessité commet un acte “socialement utile”, que la collectivité concernée n’a aucun intérêt à punir et au regard duquel la sanction ne remplit aucune de ses fonctions traditionnelles de rétribution, d’intimidation ou de réadaptation. L’on voit par là les conséquences de ces vérités assénées par le tribunal : l’impossible coexistence   et l’exigence légitime de protéger les systèmes agraires existants.





    Répondre à cet article

    THEME(S)
  • Faucheurs volontaires
    (Perceptions des OGM)

    GEOGRAPHIE
    France

    Inf'OGM
    Une information
    indépendante
    sur les OGM ?




    Pour soutenir une veille citoyenne
    d'information





    Adhérez à
    Inf ' OGM

    INFORMEZ-VOUS VRAIMENT !

    Inf'OGM publie
    un Journal bimestriel.

    Inf'OGM propose aussi
    - un Forel-OGM
    - un Fil RSS.


  • Contact | Plan du site | Suivre la vie du site RSS 2.0 | Mentions légales | Remerciements
    Site optimisé pour Fire Fox - Mozilla, écran 1024x768
    et sous Licence Creative Common

     
    Soutenez Inf'OGM en utilisant pour vos recherches :
    ou soutenez Inf