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Inf’OGM, association reconnue d’intérêt général, suit l’actualité mondiale et propose un service unique d’information francophone sur les OGM et biotechnologies depuis 1999. Sa mission est de favoriser et de nourrir le débat démocratique par une information factuelle et indépendante, accessible au plus grand nombre. Pour que la possibilité de produire et de consommer avec ou sans OGM puisse être un choix citoyen. > Plus d'infos sur notre site
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L'Elu et les OGM Lettre n°5, janvier 2010 Une newsletter gratuite pour suivre l'actualité |
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Inf'OGM vous présente ses meilleurs vux pour 2010, une année qui commence par une très bonne nouvelle pour les collectivités souhaitant se positionner sur les OGM. ........................................................................................................................ > Le Conseil d'État reconnaît au département du Gers le droit d'exprimer son opposition aux OGM !
En juin 2004, le département a adopté une délibération en forme de vu, par laquelle il se déclarait « opposé (...) à toutes cultures de plantes génétiquement modifiées en plein champ sur le territoire du Gers » et souhaitait que « dans chaque commune concernée, le maire mette en uvre ses prérogatives pour interdire de telles cultures » (1). Le préfet du Gers, Jean-Michel Fromion, a immédiatement attaqué la décision devant le tribunal administratif de Pau, qui a annulé le vu au motif que le Gers a délibéré sur « un objet étranger à ses attributions » (2). Convaincue de son bon droit, la collectivité a alors formé un recours contre le jugement, mais en juin 2007, la cour administrative d'appel de Bordeaux confirmait la décision de première instance. Par cet arrêt du 30 décembre (3), le Conseil d'État annule donc les décisions de première et deuxième instance, et consacre implicitement le droit d'expression des collectivités locales sur la question des OGM. « Il est loisible aux conseils généraux de prendre des délibérations qui se bornent à des vux, des prises de positions ou des déclarations d'intention ; que de telles délibérations peuvent porter sur des objets à caractère politique et sur des objets qui relèvent de la compétence d'autres personnes publiques, dès lors qu'ils présentent un intérêt départemental ». Le Conseil d'État note la place « significative » de l'activité agricole dans le Gers et en déduit l'intérêt départemental de la question des OGM. Il condamne par ailleurs lÉtat à verser 3 000 euros de dommages et intérêts au département. Le président du conseil général, Philippe Martin, a annoncé que cette somme servira à la création dun support pédagogique consacré « aux avantages alimentaires liés à une agriculture biologique et localisée pour les collégiens du Gers ». Philippe Martin s'était déjà illustré dans la bataille contre les OGM en tentant d'initier en 2004 un référendum sur les OGM (4). En décembre 2008, le tribunal administratif de Nîmes reconnaissait quant à lui le droit d'une commune d'émettre un vu d'opposition aux OGM, jugeant que la culture des OGM est une question d'intérêt local pour la ville du Thor qui est « à vocation essentiellement agricole ». Pour en savoir plus sur les vux des collectivités locales, cliquez ici 1, http://www.infogm.org/IMG/pdf/Delib_Cg32_20040511.pdf .............................................................................................................................. |
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