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Inf'OGM n°91 - Mars / avril 2008

Inf'OGM le journal est un bimestriel de 32 pages qui vous informe sur l'actualité des OGM et des semences de façon critique et contextualisée.

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Fiche technique - Les bases scientifiques de l’avis du Comité de Préfiguration de la Haute Autorité sur les OGM sur le maïs Mon810

9 janvier 2008 : le Sénateur Legrand, Président du Comité de Préfiguration de la Haute Autorité rend publiques les réponses que les trente-quatre membres de ce comité apportent aux questions du gouvernement et annonce des “doutes sérieux” quant à l’innocuité du maïs Mon810. Peu de jours après, quatorze membres de ce comité, précisent que l’expression “doutes sérieux” ne figure pas dans l’avis. Quelque soit les termes utilisés, ce travail a servi de base au gouvernement pour annoncer, le 11 janvier 2008, sa (...)

PGM : polémiques et manipulations autour d’un bilan

En ce début d’année, deux rapports, antagonistes, proposent un bilan des PGM. Pour l’Isaaa les OGM sont une seconde Révolution verte, plus propre, permettant aux pays du Sud de participer au marché international ; pour les Amis de la Terre, les OGM servent à nourrir le bétail et à produire agrocarburants et textile pour les pays industrialisés, renforçant les méfaits de la Révolution verte.
Les OGM progressent... L’Isaaa, organisme qui promeut les OGM dans les pays du Sud, subventionné en partie par (...)

déshabiller Paul pour habiller Pierre ? - Projet de loi et interdiction du MON810 :

Début février, le gouvernement interdit le maïs Mon810, selon une procédure problématique (cf. Interdiction du Mon810 : rien n’est encore sûr...). Dans le même temps, un projet de loi plutôt favorable à la culture des OGM était examiné par le Sénat. Dans le numéro 90, nous évoquions les discordances du projet de loi vis-à-vis des engagements gouvernementaux à l’issue du Grenelle. Lors du passage au Sénat du projet de loi, ce fossé s’est encore creusé. La loi paierait-elle le prix fort de l’interdiction du (...)

Interdiction du Mon810 : rien n’est encore sûr...

A la suite de l’avis du comité provisoire de la Haute autorité, le gouvernement publiait, le 9 février, un arrêté d’interdiction de la “mise en culture” du maïs Mon810 - jusqu’au renouvellement européen de l’autorisation de ce maïs GM - et notifiait à la Commission l’activation de la clause de sauvegarde (art. 23, dir. 2001/18). La procédure européenne était ainsi engagée, sur la trace des interdictions hongroises et autrichiennes. Mais, on apprenait que le gouvernement avait également notifié l’interdiction (...)

Maïs Mon810 : un “OGM pesticide" ?

Lors de son discours du 25 octobre 2007 clôturant le Grenelle de l’Environnement, le Président de la République française a parlé d’“OGM pesticides”. “Victoire” ont aussitôt réagi les opposants aux PGM (plantes génétiquement modifiées). “Non sens scientifique” répondent les pro OGM. Car derrière la simple sémantique, se cache en réalité une bataille réglementaire aux conséquences commerciales importantes : en effet, suivant que les PGM soient considérées comme pesticide ou uniquement comme plantes transgéniques, (...)

1, 2, 3 gènes : la fuite en avant

Le phènomène d’acquisition de résistance est naturel, au sens où tout être vivant confronté à une pression sélective, s’adapte ou meurt. Confrontés aux pulvérisations d’insecticides, certains insectes ont donc évolué en devenant “résistants” aux biocides. En quoi les PGM renforcent-elles ce phénomène ?
Une exposition permanente
Peu d’études déterminent avec précision la quantité de toxine insecticide émise dans l’environnement par une plante transgénique Bt. D’après les travaux non publiés du Pr. Darvas, “cela (...)

Débat contradictoire - Les députés UMP débattent des OGM

François GROSDIDIER Que pensez-vous de l’interdiction du maïs MON810 ? Je suis très satisfait de l’interdiction du maïs MON810. En effet, des doutes subsistent sur ce maïs, et de manière plus générale, les tests auxquels sont soumis les OGM aujourd’hui sont d’une durée insuffisante. Il faudrait imposer des tests d’une longueur au moins aussi importante que sur les pesticides. C’est donc une décision bien inspirée, car elle s’appuie sur les doutes sur la nocivité, les atteintes à la biodiversité, et sur (...)